
Il est 21 heures, le programme est ouvert dans un onglet et, dans l’autre, ça fait dix minutes que tu compares les prix des vols vers une destination où tu ne vas pas te rendre. Tu n’as pas décidé de procrastiner. C’est simplement arrivé, encore une fois. La procrastination n’est pas de la paresse : c’est une réaction face à quelque chose qui t’impressionne, que ce soit la note, la quantité de matière à réviser ou le fait de ne pas savoir par où commencer. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des techniques d’étude très concrètes qui permettent de surmonter ce blocage initial, de la méthode Pomodoro aux cartes mentales, en passant par le choix de l’endroit où tu t’installes pour étudier. Elles vont droit au but et s’appuient sur des horaires concrets.
Il y a trois raisons qui reviennent année après année, et ce n’est presque jamais celle que tu imagines.
Le simple fait de savoir lequel des trois s'applique à toi change déjà la donne. S'il s'agit de perfectionnisme, la solution n'est pas de « faire plus d'efforts » : il faut revoir à la baisse tes exigences pour le premier jet. S'il s'agit du portable, ce n'est pas une question de volonté : il faut le mettre hors de vue, littéralement, et pas seulement dans ta poche.
La méthode Pomodoro fonctionne parce qu'elle ne vous demande pas de « rester concentré pendant des heures », ce qui est impossible à faire. Elle vous demande 25 minutes. Rien de plus.
Voilà comment on procède, en temps réel :
Si 25 minutes ne te suffisent pas parce que tu commences tout juste à entrer dans le vif du sujet lorsque l'alarme retentit, essaie des sessions de 50 minutes entrecoupées de 10 minutes de pause. Il n'y a pas de chiffre magique : il y en a un que tu parviens à respecter trois jours d'affilée sans abandonner.
Pour compter sans compter sur sa mémoire, un minuteur sur ton portable suffit. Si tu préfères un outil qui t'aide également à organiser tes notes et tes tâches, tu trouveras dans top 10 des applications pour étudier et organiser tes notes , tu trouveras une sélection qui a déjà fait ses preuves, ce qui t'évitera d'en installer cinq pour finalement n'en utiliser aucune.

Relire ses notes donne l'impression d'étudier. Et c'est, presque toujours, du temps perdu : on reconnaît les informations parce qu'elles sont sous nos yeux, pas parce qu'on les connaît.
L'« active recall » fonctionne exactement à l'inverse : vous fermez la fiche et vous vous forcez à vous souvenir sans la consulter. Concrètement :
C'est plus fastidieux que de souligner. C'est pour ça qu'on a du mal à s'y mettre. Et c'est pour ça que, le jour de l'examen, ceux qui s'y sont déjà mis ont une longueur d'avance : ils ont déjà fait des erreurs et les ont corrigées, en privé, sans que leur note soit en jeu.
Une carte mentale ne convient pas à tout. Elle est particulièrement utile lorsqu'une matière comporte de nombreuses idées liées entre elles : causes et conséquences en histoire, systèmes du corps en biologie, articles qui se réfèrent les uns aux autres en droit.
Pour que ça marche et que ce ne soit pas juste un joli dessin que tu ne relis jamais :
Si tu as du mal à te lancer parce que « tu n'es pas quelqu'un de visuel », commence par un petit sujet, qui ne nécessite qu'une seule page de notes. La carte mentale prend tout son sens lorsque tu perçois les liens entre les différentes parties, pas avant.
La chambre dispose d'un lit d'un mètre et demi et donne cette impression de « ici, je peux faire ce que je veux », ce qui n'aide pas quand on a justement envie de se mettre au travail. Ce n'est pas que la chambre soit inadaptée pour dormir, passer du temps entre amis ou regarder une série. Elle est inadaptée pour les deux heures de concentration totale dont on a besoin lors d'un examen.
Une salle d'étude ou un espace de coworking change de cadre sans changer de ville : tu t'assois, il y a d'autres personnes concentrées, et cette légère pression sociale te permet de rester concentré plus longtemps avant de jeter un œil à ton téléphone. Si tu vis à Madrid et que tu cherches également des options en dehors de ta résidence, le guide des salles d’étude à Madrid pour les étudiants répertorie des lieux aux horaires et à l’ambiance variés, en fonction de vos besoins.
Au sein de la résidence, utiliser la salle d’étude plutôt que sa chambre pour les longues sessions est aussi simple que de réserver un créneau de deux heures dans l’après-midi, quand on a déjà envie de se détendre sur le canapé. Changer de pièce lorsque l’on change de tâche (une pour lire, une autre pour écrire) aide également le cerveau à associer chaque espace à un type de travail, et non à une idée du genre « ici, c’est le moment d’étudier et je n’en ai pas envie ».

La rentrée de septembre laisse moins de marge de manœuvre que celle de juin et, la plupart du temps, on s'y met avec moins d'enthousiasme. Un planning hebdomadaire t'évite de te retrouver à la dernière minute avec tout à faire.
Trois semaines avant : liste des matières classées par ordre de difficulté, et non par ordre de date d'examen. Commence par celle qui te pose le plus de difficultés, tant que tu as encore le temps de demander de l'aide si quelque chose ne te semble pas clair.
Deux semaines avant : une carte mentale par grand thème, et des sessions Pomodoro fixes chaque jour à la même heure. L'heure fixe importe plus que l'heure « idéale » : le cerveau cesse de tergiverser s'il sait déjà qu'à cinq heures, c'est l'heure d'étudier.
Dernière semaine : révision active quotidienne de ce qui a déjà été travaillé, pas de nouveau contenu. Si vous ne vous souvenez pas de quelque chose sans regarder, c'est le sujet sur lequel vous consacrerez la session suivante.
Au cours des dernières 48 heures : révision des cartes mentales, sans prendre de nouvelles notes. Dormir le nombre d'heures dont tu as besoin compte plus qu'une heure supplémentaire de révision à deux heures du matin.
Aucune de ces techniques d'étude ne vous oblige à changer de personnalité. Il faut simplement que vous les mettiez en pratique pendant quelques semaines d'affilée avant de décider si elles vous conviennent.
25 minutes, c'est la norme, mais si une tâche nécessite que tu te mettes en condition avant de te concentrer, un bloc de 50 minutes suivi d'une pause de 10 minutes peut s'avérer plus efficace. Teste les deux pendant une semaine et opte pour celui que tu reproduis sans effort.
Pas besoin de choisir. Le résumé te sert à t'organiser la première fois que tu consultes le contenu. L'« active recall » est ce que tu fais ensuite, pour vérifier ce que tu as retenu sans consulter le résumé.
Oui, même si tu ne sais pas bien dessiner. La carte mentale ne repose pas sur le dessin, mais sur la capacité à relier des idées à l'aide de mots-clés et d'une hiérarchie. Commence par un sujet court pour voir l'effet que cela donne avant de l'écarter.
Parfois oui, et un agenda permet de résoudre le problème. D’autres fois, c’est du perfectionnisme ou la crainte que le résultat ne soit pas à la hauteur, et dans ce cas, il vaut mieux revoir ses attentes à la baisse dès le premier essai plutôt que d’acheter un autre agenda.