
Personne ne te le dit le premier jour de cours : dans ton esprit, tu vis dans une ville de l’intérieur des terres, mais l’Atlantique n’est qu’à quelques stations de métro. À Asprela, près de l’hôpital São João, on a du mal à croire que les plages près de l’ Porto puissent être une sortie de mardi entre deux cours, et non une expédition de week-end. Ne t'attends pas à Cadix ni à l'Algarve : l'eau est plus froide, le vent souffle fort et les rochers ne sont pas là pour rien. Mais pour te déconnecter deux heures ou passer tout un dimanche à la plage, tu as plusieurs options à proximité. Ce guide te dit lesquelles, comment t'y rendre sans voiture et quoi emporter dans ton sac à dos.

Avant de consulter les horaires du métro, il est utile de bien comprendre l'ordre des distances. Ces durées sont données à titre indicatif — elles varient en fonction de la fréquence des trains et de la nécessité ou non de changer de ligne — mais elles permettent d'organiser votre après-midi :
Si tu n'as que deux ou trois heures de libre entre deux cours, Matosinhos est presque toujours le meilleur choix. Si tu as tout le dimanche devant toi, Gaia ou Espinho valent bien le trajet plus long.
Depuis Asprela, prenez le métro à Hospital São João (ligne D, jaune) et changez à Trindade pour la ligne A (bleue), en direction de Senhor de Matosinhos. De la station jusqu’à l’arène, il y a une petite balade, de celles qu’on fait sans regarder son portable.
Matosinhos est la plage la plus animée de la région en matière de surf : des écoles qui louent des planches et des combinaisons à la journée, des gens qui s'entraînent à pagayer dès le lever du soleil et la sculpture « She Changes » (l'anémone métallique) comme point de rendez-vous incontournable. Juste à côté, à Leça da Palmeira, se trouve la piscine d’eau de mer de Siza Vieira, littéralement creusée dans la roche : si un jour la mer est agitée, c’est l’alternative idéale.
C'est la plage où tu iras en semaine. Ne la réserve pas pour les grandes occasions.
Le même train urbain qui descend vers le sud, en direction d'Espinho, s'arrête à la halte de Miramar. L'image que vous reconnaîtrez sur n'importe quelle photo de la région est celle de la Capela do Senhor da Pedra, une minuscule chapelle perchée sur un rocher au milieu du sable. La plage est plus large que celle de Matosinhos et, en semaine, il y a moins de monde.
Depuis Porto, le train direct pour Espinho met entre 15 et 20 minutes, sans changement. C'est la plage qui, parmi les trois, possède l'ambiance de surf la plus ancrée : écoles, magasins de planches d'occasion et une promenade surélevée (le « passadiço ») qui se remplit de gens qui courent au coucher du soleil. Ça vaut le coup d'y aller quand on a vraiment une journée de libre, pas juste un après-midi entre deux séminaires.
Le nord du Portugal n'offre pas la chaleur de la Méditerranée à laquelle vous êtes peut-être habitué. Voici quelques informations utiles à connaître avant de glisser votre maillot de bain dans votre sac à dos :

Matosinhos est réputée, à juste titre, pour ses poissons grillés. Le quartier de la Rua Heróis de França regorge de restaurants de fruits de mer proposant un menu du jour adapté au budget des étudiants, et non à celui des touristes disposant d’une carte de crédit sans limite : sardines grillées, riz aux fruits de mer et peu d’autres plats en guise d’accompagnement. Commandez le plat du jour, pas ce qui figure sur la grande carte.
À Espinho et Gaia, le programme change : des kiosques et des bars de plage proposant des sandwichs, du café et quelques fruits, parfaits pour ne pas passer tout l'après-midi assis à table. Si vous prévoyez un après-midi court, optez plutôt pour un kiosque. Si vous comptez y passer la journée entière, réservez votre déjeuner pour un repas tranquille dans une « marisqueira ».
Le mois d'août à Porto , ce n'est pas seulement une question de tourisme. De nombreux étudiants restent pour suivre un cours d'été, effectuer un stage ou passer un examen de septembre qui ne pardonne pas, et profitent de la ville à un rythme plus calme : cours ou travail le matin, plage l'après-midi. C'est l'un des mois où les résidences universitaires sur Porto sont moins fréquentées qu'en octobre ; il est donc plus facile que jamais de profiter des heures d'ensoleillement sans avoir à s'organiser deux semaines à l'avance.
Si vous êtes encore en train de réfléchir à l'endroit où vous allez vivre l'année prochaine, ce guide complet sur logement à proximité du campus d’Asprela répondra à toutes vos questions pratiques concernant le quartier, les prix et les transports. Et si vous cherchez d’autres activités en plus de la plage, ce guide des activités pour étudiants Porto vous propose tout ce qu’il y a à découvrir : des marchés aux circuits le long du Douro.
Vivre près du campus d'Asprela ne signifie pas vivre loin de la mer. Avec une correspondance à Trindade, vous pouvez vous rendre à Matosinhos, et avec le même billet de train, vous pouvez aller à Gaia ou à Espinho si l'envie vous en prend un dimanche. La résidence StepHouse Porto Asprela est conçue pour cela : proche des cours en semaine, à deux pas de l’Atlantique quand vient le moment de se détendre. Consultez les chambres disponibles et organisez votre année universitaire en sachant que la plage n’est jamais aussi loin qu’elle en a l’air sur la carte.
À Matosinhos, entre 25 et 35 minutes en métro avec un changement à Trindade. À Gaia ou Espinho, entre 30 et 60 minutes en train, selon la destination.
Foz do Douro, à quelques minutes en tramway. C’est davantage un endroit où se promener que pour se baigner ; pour nager confortablement, Matosinhos est l’option la plus pratique à proximité.
Oui. Il y a des écoles sur la plage même qui louent des planches et des combinaisons, et proposent des cours ponctuels pour ceux qui partent de zéro.
Non. On peut se rendre aux deux destinations en train urbain direct depuis le centre-ville d'Porto, sans avoir besoin de voiture ni de combiner plusieurs moyens de transport.
Plus froide que ce à quoi on pourrait s'attendre en venant d'Espagne. C'est l'eau de l'Atlantique, pas celle de la Méditerranée, même en août.